Kingsman : Le cercle d’or

Date de sortie : 11 octobre 2017
Durée : 2h21min
Réalisateur : Matthew Vaughn
Acteurs : Taron Egerton, Colin Firth, Mark Strong, Julianne Moore
Genre : Action, Espionnage, Comédie

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Synopsis :

« KINGSMAN, l’élite du renseignement britannique en costume trois pièces, fait face à une menace sans précédent. Alors qu’une bombe s’abat et détruit leur quartier général, les agents font la découverte d’une puissante organisation alliée nommée Statesman, fondée il y a bien longtemps aux Etats-Unis.
Face à cet ultime danger, les deux services d’élite n’auront d’autre choix que de réunir leurs forces pour sauver le monde des griffes d’un impitoyable ennemi, qui ne reculera devant rien dans sa quête destructrice. »

(tiré du site Allociné)

Mon avis :

Matthew Vaughn est un réalisateur que je respecte. Il a déjà réalisé Kick Ass ou encore Stardust, le mystère de l’étoile, entres autres, et j’ai beaucoup aimé ces deux films. J’avais adoré le premier Kingsman alors j’en attendais beaucoup de ce nouveau film.

Dans ce film on perd un peu d’effet de surprise comparé au premier. On joue plus sur l’humour, le côté décalé (voire trash) et les scènes d’actions. Celles-ci sont d’ailleurs merveilleusement bien chorégraphiées !

Ici on se joue de la réalité classique des films d’actions de type James Bond. Il y a beaucoup de parodie de tous ces vieux clichés jamesbondesques. Le tout est là pour nous divertir et c’est drôlement efficace ! J’ai personnellement beaucoup aimé ce deuxième volet !

Si le film est très divertissant j’ai noté quelques petites notes de sérieux glissées par-ci par-là. Julianne Moore qui se lamente que les lobbies pour le tabac et l’alcool soient légaux. Ou encore, le président des Etats-Unis qui est tout heureux de pouvoir se débarrasser d’une partie de la population qu’il considère comme des problèmes.

Si l’ajout de ce cousin américain (les statesmen) tombe à pic, je vous avoue que les cow-boys ne m’ont pas tellement emballé. Ils gâchent un peu le côté british du film… Heureusement, (SPOILER) le retour de Colin Firth est un immense plaisir et cela a apaisé ma déception pour les cow-boys.

J’ai halluciné en voyant qu’Elton John était dans le film, un invité assez stylé !

J’ai beaucoup aimé tous les acteurs. Notamment Julianne Moore, qui incarne bien la grande méchante tout en subtilité. C’était assez drôle (SPOILER) de la voir se lamenter sur le fait qu’elle est la plus grande trafiquante du monde mais que personne ne la connaît. Ce qui est bien techniquement, malheureusement cela ne comble pas son besoin de reconnaissance.

En conclusion, je vous recommande chaudement ce film ! 

Trailer :

Note : 9 / 10

Captain Fantastic

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Date de sortie : 12 octobre 2016
Durée : 1h58
Réalisateur : Matt Ross
Acteurs : Viggo Mortensen, Franck Langella, Georges Mackay, Samantha Isler
Genre : Comédie dramatique

Synopsis :

« Dans les forêts reculées du nord-ouest des Etats-Unis, vivant isolé de la société, un père dévoué a consacré sa vie toute entière à faire de ses six jeunes enfants d’extraordinaires adultes.
Mais quand le destin frappe sa famille, ils doivent abandonner ce paradis qu’il avait créé pour eux. La découverte du monde extérieur va l’obliger à questionner ses méthodes d’éducation et remettre en cause tout ce qu’il leur a appris. »

Mon avis :

Si vous n’avez pas encore vu ce film faites-le tout de suite ! Ce film m’a beaucoup fait penser à Little miss sunshine. On rit, on pleure, on s’attache et on se pose des questions. On pose ici la question essentielle de l’éducation des enfants sans juger. Ici le héros est un père de famille (Ben Cash) adepte de Noam Chomsky. Ne vous inquiétez pas si vous ne savez pas qui c’est, je ne savais pas non plus avant de voir le film. Au moins, j’ai appris quelque chose après l’avoir vu. 😉

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Le père choisi avec sa femme d’élever leurs enfants en autarcie, dans la nature un peu comme le ferait un gourou d’une secte. Il est tendre et implacable, dur et aimant, mais persuadé de ses convictions. C’est tout l’enjeu de l’histoire. Car lorsqu’un événement familial dramatique vient tout remettre en cause on se demande s’il a le droit d’imposer ses propres idées aussi nobles et humanistes soient-elles, à sa famille et à ce point, jusqu’à la modeler à son image sans lui offrir un minimum d’alternative, quitte à l’isoler totalement du monde ? Les rendant inaptes à la vie au sein de la société actuelle.

Car même si on adhère à la théorie de ce père en opposition farouche à cette société capitaliste basée sur le pouvoir, le profit et la consommation à outrance, on ne peut que s’inquiéter pour ces enfants coupés de la société en tant qu’êtres presque sauvages, élevés et même forgés comme de véritables survivants, au physique et au mental d’acier, prêts à tout endurer, sauf le côtoiement de leur semblables… J’ai adoré la scène lorsque le fils aîné se retrouve nez à nez avec une fille pour la première fois et qu’il réagit de façon tout à fait bizarre car il ne sait pas comment réagir. Comme il le dit plus tard dans le film « si ça sort pas d’un bouquin j’y connais rien ! ». Le père peut se permettre de vivre ainsi car il connait le monde « réel » et il pourra survivre s’il doit y vivre à nouveau. Ces enfants comment feront-ils s’il meurt ? Ils ne sont pas du tout préparés à survivre à notre société.

La démonstration que Matt Ross en fait dans sa réalisation est particulièrement aboutie pour jeter le trouble par plusieurs moments révélateurs d’un malaise, puis d’un déclic sur ce qui cloche dans le propre système de ce père fantasque et incroyable, mais assez bourgeois dans l’âme et dans ses valeurs, pour pouvoir et vouloir s’offrir ce choix de vie, presque un luxe à notre époque ! Par quelques scènes touchantes le spectateur assiste aux limites de ce mode d’éducation et la portée de tout cette théorie dont on rêverait presque…

Chacun de ces enfants sont uniques. Chacun à sa personnalité, son histoire, ses blessures et ses convictions. Bien souvent lorsqu’on est enfant on se contente d’accepter ce que nos parents nous disent. Ici Ben Cash pousse ses enfants à réfléchir et à comprendre par eux-même. Chacun des acteurs sont émouvants, du plus grand au plus petit tous ont fait un travail incroyable. Viggo Mortensen m’a littéralement bluffé dans ce rôle.

Dans ce film, deux régimes s’affrontent : celui du surplace, qui maintient la famille dans sa forêt protectrice, loin de tout et loin du monde, et celui du road-movie qui confronte ce système idéaliste à l’action improvisée.

Trailer :

Note : 10 / 10