Seoraksan – Le fort de Gwongeumseong

Gwongeum est une montagne qui s’élève au sud de Seorak-dong. La solution la plus rapide et la moins fatigante (et donc celle que j’ai choisi (^_^)) pour s’y rendre est de prendre le téléphérique.

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Un billet aller-retour coûte 10 000 wons (= 7,98 euros) pour un adulte.

Comment accéder au téléphérique

Pour trouver le téléphérique, une fois passé le guichet continuez tout droit, après la statue avec un ours et l’inscription « Seoraksan » où tout le monde se prend en photo, continuez tout droit. Vous passerez devant une pagode, continuez tout droit. Vous finirez par voir les câbles, continuez tout droit et sur votre gauche vous trouverez le bon bâtiment. Ce n’est pas très loin de l’entrée, je dirais qu’en 10 minutes vous y êtes. Achetez votre ticket et ne le jeter qu’une fois revenu ! J’ai failli jeter le mien en jetant mon gobelet arrivée en haut… L’accès au téléphérique est au deuxième étage il me semble, dans tous les cas il faut monter. Vous ne pourrez pas le manquer.

Au rez-de-chaussée vous trouverez une cafétéria et des toilettes. Je remplissais ma bouteille d’eau à la fontaine de la cafétéria, il y a une terrasse assez agréable si vous avez besoin de vous reposer.

La montée de 1,1 km est rapide, bien organisée, mais peut être annulée à tout moment en cas de grand vent. Il peut y avoir beaucoup de monde ce qui peut un peu gâcher l’expérience (surtout quand on veut prendre des photos ou filmer et que les personnes vous bloquent la vue malgré elles…). Toutefois, je vous recommande vraiment de prendre le téléphérique, pas seulement parce que c’est un truc de flemmard, mais pour la vue que vous aurez dedans. Rien que pour cela je vous invite à dépenser 10 000 wons et suer un peu moins. 🙂

Une fois arrivé en haut, vous trouverez une nouvelle cafétéria, des toilettes, etc. (on ne risque pas de mourrir de faim à Seoraksan) vous grimperez vers une belle esplanade rocheuse. Le chemin est constitué d’une armature en forme de pont alternant marche et pont. Vous ne marcherez pas tellement sur la terre ferme mais plus sur cette suture conçue pour faciliter la marche je suppose. Cela vous prendra 25 minutes environ.

Une fois arrivé sur l’esplanade vous pourrez admirer une vue magnifique sur l’ouest du parc : rivière, montagnes, vallées, etc.

Un petit pic où flotte un drapeau coréen fait office de sommet. Il s’écroulera sans doute un jour. Vous pourrez également voir les ruines d’un fort appelé Gwongeumseong, construit en 1253 et servant de refuge lors de l’invasion mongole.

Honnêtement, oui la vue était très belle, mais pour ce qui est des restes du fort… Il n’y avait pas grand chose à admirer. De plus, il y avait beaucoup de monde en train de se prendre en photo, c’était le seul point négatif.

Les alentours de Sinchon, Séoul, en images

Situé aux pieds de la Montagne Ansan à Bongwon-dong, Séoul, le Temple Bongwonsa, centre du bouddhisme coréen Taego, est un temple vieux de mille ans avec une longue histoire et tradition. En 889 (troisième année du règne de la Reine Jinseong), le Maître Dosun le fonda sur le terrain du palais Yeonhui (maintenant Université Yonsei) et le nomma Banyasa. Il fut détruit durant l’invasion japonaise en 1592 et plus tard, en 1748 (24ème année du règne du Roi Yeongjo), il fut reconstruit et renommé Bongwonsa par deux moines, Chanjeup et Jeungam.

« Yeongsanjae », l’un des rituels bouddhistes mais aussi Propriété Culturelle Immatérielle Importante numéro 50, y a lieu tous les 6 juin, afin de prier pour la paix dans le monde et pour la réunification coréenne. En 2009 il fut désigné Patimoine Culturel Immatériel de l’Humanité par l’UNESCO. Durant Yeongsanjae, vous pourrez profiter d’arts bouddhistes tels que Beompae (musique de temple pour les rituels) et de la danse. De plus, en été, le « Festival Culturel de la Fleur de Lotus » à Séoul y a lieu et vous pourrez y admirer ces fleurs, symbole du Bouddhisme.

Le temple se situe à l’arrière de Ewha et Sinchon, il faut grimper une petite côte et au fur et à mesure qu’on avance on a l’impression de sortir de la ville. Je suis passée derrière l’université Yonsei. Plus loin, on trouve une sorte de petit village aux maisons traditionnelles et l’atmosphère y est vraiment différente. C’est paisible et on est dépaysés. Le temple est divisé en plusieurs parties et au fond il y a une petite route donnant accès à la montagne.

Pour s’y rendre :

Station Sinon – Ligne 2  (sortie #4), prendre le bus N˚ 7024 et descendez au terminus.

Palais Gyeongbokgung (ou le palais du bonheur radieux)

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  • Comment s’y rendre ?

Gyeongbokgung station – Ligne 3 (orange), sortie 5

  • Horaires et jours d’ouvertures ?

Le palais est ouvert du mercredi au lundi de 9h à 18h de mars à mai et de septembre à octobre.
De 9h à 18h30 de juin à août.
De 9h à 17h de novembre à février.

Il y a des visites guidées en anglais tous les jours d’ouvertures à 11h, 13h30 et 15h30. Les visites durent environ 1h10 min. Le point de départ se situe en face du centre d’information du palais après avoir passé la porte « Heungnyemun » (la deuxième porte, juste après avoir donné votre ticket à l’employé de la porte tourné à droite c’est juste là). Il y aura un grand « i » inscrit.

  • Prix ?

L’entrée pour un adulte est de 3000 wons.

  • La relève de la garde

Elle a lieu tous les jours ou le palais est ouvert à : 10h et 14h.
Il y a également un petit spectacle montrant les gardes en train de réaliser leur devoir : 11h et 13h.
Je vous recommande vivement les deux.

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Histoire : partie 1 

CarnetsdeMarine_PalaisGyeongbokgungLe palais du bonheur radieux fut construit par le roi Taejo en 1394 lorsqu’il installa sa capitale à Séoul. Il choisit un emplacement géomantique spécial pour bénéficier du « gi » (énergie) des lieux. Le complexe comprenant près de 500 bâtiments était le siège du pouvoir et la résidence royale. Il fut complètement brûlé en 1592 lors de l’invasion d’Hideyoshi, non pas par les japonais mais par les esclaves royaux qui espéraient effacer les traces de leur condition.

Parenthèse : ce qui m’a choqué

CarnetsdeMarine_PalaisGyeongbokgungLorsque j’ai visité des palais je me suis vite rendue compte que partout où j’allais la même phrase était écrite : « détruit par les japonais ». Il y a beaucoup de palais à Séoul et je n’en ai pour le moment pas visité un seul qui n’est pas été « détruit, brûlé, etc. » par les japonais. Cela m’a aidé à comprendre pourquoi il existe encore une forte tension au sujet de l’occupation japonaise. Je veux dire en France aussi nous avons été occupé, nous avons vécu des guerres et des éléments de notre patrimoine culturel ont été détruit. Cependant, là pas un seul n’a été épargné… Ils auraient pu tout simplement les adapté pour autre chose. Pas besoin de tout brûler et détruire jusqu’à la dernière pierre…

Histoire : partie 2

CarnetsdeMarine_PalaisGyeongbokgungIl fut abandonné pendant 273 ans pour le palais Changdeokgung, jusqu’à ce que le régent Daewoo-gun décide de le reconstruire selon les plans originaux en 1865. Les travaux ne s’achevèrent qu’en 1872. Il ne fut habité que pendant 23 ans. En effet, le roi Gojong du se réfugier à la suite de l’assassinat de la reine Min par les japonais dans la légation russe, puis au Deoksugung (un autre palais). Les Japonais installèrent le siège de leur gouvernement à Gyeongbokgung, entre le hall du trône et la porte Gwanghwamun (la porte des mutations brillantes), geste hautement symbolique pour les coréens. Ils « déplacèrent » la plupart des 500 bâtiments, réduisant leur nombre à une dizaine… Le gouvernement coréen a engagé des travaux pour reconstruire peu à peu une partie de ces bâtiments détruits.

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La porte Gwanghwamun

La porte Gwanghwamun

Concernant la porte Gwanghwamun, elle est en réalité considérée comme le centre spirituel de Séoul. Elle fût bâtie en 1395 et c’était alors la principale porte du palais. Seul le roi pouvait passer par l’entrée médiane, tandis que les 2 passages latéraux étaient réservés aux officiels de haut rang. Les intérieur devaient emprunter d’autres portes. Elle fût détruite en 1592, reconstruite dans les années 1860, puis déplacée par les japonais dans le mur est. Son sommet fut détruit pendant la guerre de Corée. Elle fût à nouveau déplacée en 1968 vers son emplacement originel et restaurée. Le président Park Chung Hee écrivit l’enseigne en hangeul et non en chinois.

Sur les côtés 2 animaux mythiques (« haetae ») protègent le palais du feu, on a constaté le résultat 😉 ).

Personnellement, je crois que j’ai pénétré dans le palais par la porte est qui est appelée Geonchunmun. Une fois dans l’enceinte allez au guichet et achetez vos billets ou vous ne pourrez pas entrer. Pour demander un billet, les employés parlent un peu anglais donc ne vous inquiétez pas. Sinon je vous recommande de réviser quelques phrases de bases avant d’arriver. 😉

Geunjeongkeon

CarnetsdeMarine_PalaisGyeongbokgung

Geunjeongkeon

Une fois dans l’enceinte vous trouverez une pagode à 10 étages. Elle fût offerte en 1348 par un empereur mongol au roi coréen qui avait dû épouser sa fille.  A la gauche de la pagode vous verrez le hall du trône : Geunjeongjeon (le hall du gouvernement modéré), au centre d’une cours pavée. Ce bâtiment de 2 étages construit dans les années 1860 sur une double terrasse de pierre est le plus grand hall de bois ancien du pays. Il servait pour les audiences importantes et les cérémonies. Le trône se trouve sous un dais sculpté et devant un paravent décoré des symboles de longévités.

Devant le hall vous pourrez admirer une voie pavée qui mène aux escaliers de la terrasses. Il y a des pierres sculptées tout le long de la voie. Les officiels devaient se positionner derrière les pierres selon un ordre hiérarchique spécifique. Seul le roi pouvait emprunter ce passage. Il y a des motifs sculptés sur la balustrade, dont un phénix sur le plan incliné qui symbolise l’autorité royale.

Un rôle pour chaque bâtiment

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Gangnyeongjeon

Les pavillons qui se trouvent autour du hall du trône étaient dévoués au gouvernement et à l’administration du royaume. Les bâtiments où résidaient la famille royale se trouvaient plus à l’arrière dans le palais intérieur. Par exemple, on peut citer le palais où résidait le roi : le Gangnyeongjeon. Ou bien le palais où résidait la reine : le Gyoetaejeon. Tous deux furent construit en 1994. Les bâtiments déplacés pour la plupart à Changdeokgung en 1919 ou détruits par les japonais sont en train d’être reconstruits, ils n’est donc pas toujours possible de les visiter pour le moment.

Un labyrinthe

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Le temple Taewonjeon

Il faut s’imaginer ce palais comme une succession de murs, de couloirs ouverts ou fermés, de galeries, de cours et d’enceintes : un vrai labyrinthe comparable à la cité interdite de Pékin selon certains. Les halls et les pavilions sont assez modestes en termes de taille comparés aux résidences royales occidentales, mais ils sont très nombreux, chacun ayant une fonction assignée.

Le palais intérieur

Le roi résidait dans le palais intérieur (« yeonjo »), au sommet ou au centre de cet ensemble cloisonné et structuré qui évoque bien les valeurs de cette société confucianiste : sa personne et son intimité étaient ainsi quasiment inaccessibles.

Le Gyeonghoeru

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Gyeonghoeru

A l’ouest, le Gyeonghoeru (le pavillon de l’assemblée heureuse) est l’un des plus grands pavillons de Corée avec ses 48 piliers donnant sur un bassin. Construit en 1412, il fût détruit en 1592, reconstruit en 1867, à nouveau endommagé pendant la guerre de Corée et finalement assez mal restauré (c’est vrai qu’il y a beaucoup de ciment…). Il servait aux fêtes et aux réceptions officielles. Même s’il y a beaucoup de ciment c’est tout de même très impressionnant à voir, à ne surtout pas manquer ! Même si vous avez mal aux pieds ou qu’il pleut, pas d’excuses !

Le Jagyeongjeon

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Jagyeongjeon

Jagyeongjeon était la résidence de certains membre de la famille royale. Son mur d’enceinte est bien conservé. Bon c’est un beau mur et cela donne une idée exacte des murs de l’époque, contrairement aux autres murs rénovés à grand renfort de matériaux pas très très adaptés, mais cela reste un mur, j’ai plus apprécié le hamhwadang.

Le Hamhwadang

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Hyangwonjeong

Hamhwadang était un hall d’audience privée. En face du hamhwadang se trouve un bassin rempli de lotus. Il était donc réservé au délassement du roi et de sa famille. Le bassin de lotus avec le petit pavillon au centre est juste magique, ont comprend aisément pourquoi le roi aimait se détendre là. Un pont mène à une petite île où se dresse le pavillon appelé : Hyangwonjeong. Que des noms impossible à retenir, je dois les relire deux fois avant de les taper pour être sûr de ne pas écrire des bêtises…

Le Donggung

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Le Donggung

Le Donggung était la partie du palais réservée au prince. Jaseongdang et Bihyeongak étaient les quartiers d’habitation du prince et de sa femme. Ils furent reconstruits en 1999. Le mur d’enceinte du palais a été conservé, hormis sa portion sud, de construction récente. Les portes sud, est et nord sont d’origine.

Le musée folklorique

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Le musée national folklorique

Dans le fond du complexe se trouvent l’académie des arts et sciences, le musée de l’artisanat d’art et surtout le musée folklorique.

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Le Dongsipchagak

Le Dongsipchagak

A l’extérieur du palais, au carrefour sur la droite se dresse le Dongsipchagak, une tour de garde qui avait autrefois son équivalent au coin sud-ouest.