Festival mondial de Kimchi -> K-Mart

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Samedi 11 novembre, je me suis réveillée toute contente à l’idée de me rendre au festival mondial de kimchi à Paris à la mairie du 15e arrondissement. Oui, il y en a qui rendent hommages à toutes les personnes mortes pendant la Première Guerre Mondiale car, rappelons-le, le 11 novembre 1918 c’est à cette date  que nous avons signé l’armistice… Oui, il y a ces gens, et il y a moi, qui ce jour-là saute de joie à l’idée d’aller au festival mondial de kimchi. 🙂

« Le Kimjang c’est la culture du partage de la nourriture en Corée. Pour célébrer cela, l’association des résidents Coréens de France et la chaîne TV coréenne MBC (TF1 coréen !) organisent le festival mondial du Kimchi à Paris.

Au programme : 

Pour celles et ceux qui n’ont pas pu obtenir leur sésame pour l’atelier de confection du Kimchi, vous aurez un self Kimchi bar à disposition !
Il y aura des stands et food trucks culinaires pour vous faire découvrir les pâtes de poissons, soupes, nouilles, galettes de Kimchi, raviolis, viande cuite à la vapeur…
Mais surtout il y aura l’histoire du Kimchi qui vous sera racontée accompagnée d’une démonstration; des démonstrations de danses et musiques traditionnelles coréennes; l’atelier de confection de Kimchi; une dégustation de Kimchi; et pour finir des démonstrations de danse Kpop ! »

L’événement commençait à 12h et finissait à 15h sur le descriptif de Facebook. Je suis arrivée vers 12h30, 12h40 je pense. Il devait se dérouler sur le parvis de la mairie mais comme il pleuvait ils ont déplacé tout à l’intérieur. Je pense qu’une partie était prévue en extérieur et une en intérieur mais pas tout à l’intérieur.

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Lorsque je suis arrivée il y avait déjà une sacrée queue dehors et cela n’avançait pas du tout. Il y avait 1 food truck dehors et rien d’autres. Ils vendaient des kimbaps et des brochettes. J’ai adoré leur kimbap ! Le food truck s’appelait Kimpop food truck. Je vous le recommande chaudement et si vous savez où le trouver d’habitude je suis preneuse de l’info. 😉

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Tempura Kimbap de Kimpop food truck -> EXCELLENTS

C’est en faisant la queue que j’ai entendu un mec expliquer à sa copine qu’il avait discuté avec un gars à l’entrée qui lui avait expliqué qu‘à l’intérieur il n’y avait aucun stand de bouffe. Il y avait l’atelier de kimchi (pour lequel il fallait s’inscrire à l’avance), et au fond un spectacle de danse. Nous pouvions donc entrer, peut-être, après 1h30 d’attente, pour observer les gens préparer du kimchi, en goûter un peu, et voir le spectacle… Soyons honnête je pense que dans le tas 95% des personnes étaient là pour la bouffe. J’ai donc été enquêter sur le profil instagram d’une personne qui je savais était dedans. En effet, il ne semblait pas y avoir de stands de bouffe. Grosse déception… Pardonnez-moi je ne suis qu’un ventre.

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Pour ce qui est du Festival Mondial de Kimchi en lui-même je ne suis pas à même de le juger : je ne suis pas entrer dans la salle ! Je suis sûre qu’il y avait des choses très intéressantes notamment la danse et la musique avaient l’air assez cool. Je ne peux pas manger de Kimchi (ou alors vraiment peu) car cela me rend malade donc je vous avoue que je n’aurais pas pu apprécier cet événement à 100% dans tous les cas. Je suis sûre que les équipes ont fait de leur mieux étant donné les circonstances (pluie, etc.). Je suis dans tous les cas TRES reconnaissante que ce type d’événement concernant la Corée commence à se développer en France.

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Mes courses au K-Mart, j’en ai eu pour environ 50€ je crois

Mais ce n’est pas grave, car après cela je me suis rendue au K-mart (dans le 15e arrondissement). Si je ne trouvais pas de stand de bouffe coréenne, alors j’allais me faire ma propre bouffe coréenne.

K Mart : 11 rue Robert de Flers, 75015 Paris (01 40 59 42 72)

Et c’était le P-A-R-A-D-I-S ! Et pas seulement parce que j’y ai trouvé plein de produits coréens mais aussi des plats préparés comme du : KIMBAP ! 🙂

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Têtes de Kimbap 6€50 chez K-Mart

The Vegetarian de Han Kang

Han Kang est un auteur coréen qui m’a été recommandé par une amie coréenne. Je vous avoue que je suis intéressée par la culture coréenne pourtant je n’avais jusqu’ici quasiment pas lu de livre d’auteur coréen. Han Kang a gagné en 2016 « The man booker international prize« . Je ne connaissais pas ce prix mais c’est un prix qui est important pour les auteurs.

« Le prix Booker, créé en 1968, est l’un des plus importants prix littéraires remis annuellement. Seuls les romans de fiction rédigés en anglais sont susceptibles d’être primés; ils doivent être écrits par un auteur vivant.« 

J’ai lu la version traduite en anglais par Deborah Smith (malheureusement je suis incapable de lire le coréen). J’ai acheté le livre pour 13 € à la librairie Shakespeare and company (je vous recommande une petite visite car elle est splendide). On sent que la traduction a perdu un peu de l’essence du texte original mais Deborah Smith a tout de même fait un travail formidable !

« Un classique  moderne magnifique et sombre au sujet de la rébellion, d’érotisme et du corps des femmes ». Voilà le résumé sur le livre. Hum, d’accord, j’étais comme vous assez dubitative, car ce résumé n’explique pas grand-chose…

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« Un des livres les plus extraordinaires que vous lirez jamais. Une nouvelle sur la sexualité et la folie qui mérite tout son succès. » Voilà comment Ian McEwan décrit le livre.

Voilà comment je décrirais l’histoire : une jeune femme au premier abord ordinaire décide un jour de devenir végétarienne à la suite d’un rêve. Son mari et sa famille s’opposent rapidement à cette décision. Les frustrations, les peurs et les désirs de chacun vont rapidement prendre le pas sur sa décision.

Le livre est composé en 3 parties. La première partie « la végétarienne » est écrite nous présentant le point de vue du mari de Kim Yeong Hye, la femme qui décide de devenir végétarienne. La deuxième partie « la marque mongoloïde » nous présente le point de vue de l’époux d’In Hye, la grande soeur de Yeong Hye. La dernière partie « Des arbres en flammes » nous décrit le point de vue d’In Hye la grande soeur de Yeong Hye. Il y a de rares passages où nous avons l’occasion d’entrer les pensées de Yeong Hye, la plupart du temps nous la voyons à travers les yeux de son entourage et cela ne fait qu’attiser notre curiosité.

Les personnages sont : Yeong Hye la femme qui décide de devenir végétarienne sur laquelle se centre l’histoire, In Hye sa grande soeur, leurs parents, M. Cheong le mari de Yeong Hye, Yeong Ho le petit frère de Yeong Hye, l’époux d’In Hye et Ji Woo le fils d’In Hye. Il y a quelques autres personnages mais ils ne sont pas important pour l’histoire.

J’ai eu BEAUCOUP de mal à accrocher à l’histoire. C’est compliqué, parfois long, parfois trop court et très souvent flou. Il y a beaucoup de choses que je ne comprends pas et beaucoup de choses qui m’ont fait réfléchir dans ce livre et c’est pour cela qu’au final je l’ai aimé. Oui, je me suis torturée le cerveau et je me suis sentie bizarre après l’avoir lu. Comme après avoir vu quelque chose que je n’aurais pas du. Comme si on avais levé un voile sur un monde sombre et triste qui aurait du rester caché.

Après avoir fini ce livre c’est simple je suis restée hébétée quelques minutes. Je vous préviens il va y avoir du SPOILER dans cet article donc si vous souhaitez lire ce livre je vous invite à arrêter de lire cet article maintenant.

Je suis donc resté hébétée quelques minutes puis j’ai crié pendant 2 autres minutes en me triturant les cheveux. Et j’ai fini par me lever et par aller secouer mon copain en lui disant « Pourquoi ? Pourquoi ? Explique moi, je t’en supplie explique moi la fin ! ». C’est bien simple si j’avais eu l’auteur sous la main je l’aurais torturé pour comprendre ce qui a bien pu lui passer par la tête en écrivant ce livre. Etais-ce seulement pour le plaisir de torturer l’esprit de ses lecteurs, se jouer de leurs émotions et finir par les laisser dans le doute absolu. Il n’y a pas de réponse à cela.

Ce livre est profond, très profond, très juste, réaliste à un point très dérangeant et complètement surréaliste dans un sens. Chaque mot a un impact sur le lecteur, chaque phrase peut-être relue plusieurs fois sans jamais en saisir ce qu’elle cache car elle peut être interprétée de mille façons différentes.

Première partie

Dans la première partie M. Cheong commence par nous présenter un ordinaire triste mais commun. Un couple marié d’une triste banalité, d’une déception simple. Son point de vue égoïste nous présente une femme simple dont il n’attend rien d’autre. Et puis elle fait un premier rêve qui la marque à jamais, un rêve de sang, de viande, de famille qui pique nique, etc. Car Yeong Hye est bien loin d’être aussi ordinaire qu’elle veut bien le faire croire. C’est au contraire quelqu’un de très complexe, de très sensible, qui jusqu’ici se contrôlait pour rendre cette image que tout le monde attendait d’elle.

C’est aussi pour cela que cette soudaine décision de devenir végétarienne dérange, tout à coup elle sort de ce moule, elle brise sa banalité. Elle prend une décision et agit de façon « anormale » pour son entourage, elle fait preuve de volonté et exprime qui elle est vraiment par cet acte. Non, elle n’est plus juste Yeong Hye la femme de M. Cheong discrète et obéissante, élevée par un père violent.

Sa décision est pourtant extrême, elle perd beaucoup de poids, ne dort plus, mange peu, semble totalement détachée de la réalité. Personne ne la comprend vraiment. Evidemment, M. Cheong fini par divorcer suite à sa tentative de suicide après que son père tente de la forcer à manger de la viande et la frappe comme elle refuse. Sa nouvelle tendance à se balader les seins à l’air car elle se sent plus confortable ainsi dérange aussi…

Seconde partie

La seconde partie est pourtant encore plus dérangeante que ces histoires de rêves sordides et ce détachement total de la réalité. Cette fois-ci c’est un peu comme entrer dans un autre monde. Un monde pourtant plus sordide encore. On nous présente l’époux d’In Hye. Un artiste totalement dépendant de sa femme financièrement. C’est aussi elle qui gère tout ce qui concerne leur fils, à savoir à quoi il sert dans cette famille en réalité… Elle se sent responsable de lui, elle s’imaginait pouvoir l’aider. Un peu comme elle le faisait avec sa petite soeur.

Un jour In Hye demande à son époux de donner un bain à leur fils. C’est alors qu’il remarque que leur fils a encore une marque mongole de naissance.

« La tache mongoloïde également appelée tache mongolique, tache bleue mongolique ou tâche pigmentaire congénitale. Elle est constituée d’une tache de taille variable, de couleur gris-bleu ou gris-marron qui apparaît chez le nourrisson à la naissance ou plus tard, et disparaît dans le courant de l’enfance. située le plus souvent au sommet du pli interfessier... »

In Hye lui annonce que ce n’est rien et que Yeong Hye a peut être même encore la sienne. Et à partir de ce moment il commence  être totalement obsédé par l’image de cette tâche bleue sur les fesses de sa belle-soeur. Sous prétexte de projet artistique il ne cesse d’y penser. Inspiration artistique et désir sexuel vont le tourmenter longtemps jusqu’à ce qu’il finisse lui aussi par se révolter contre la morale imposée inconsciemment par la société.

Il parle de son projet artistique à Yeong Hye qui accepte immédiatement d’être son modèle. L’idée d’être peinte de fleurs sur son corps nue lui plaît. Le fait d’être filmé ne la dérange pas. Elle a dépassé toutes ces idées reçues que ce qu’elle fait peut être perçu comme mal, malsain par certains. Elle est désinhibée. Il fini par atteindre son but se filmer ensemble, nus, recouvert de peintures de fleurs, en train de  coucher ensemble. C’est de l’art pour lui. Pour elle, les fleurs l’aident à ne plus avoir de cauchemars, la protègent, l’excitent. In Hye les découvrent le lendemain.

Troisième partie

Dans la troisième et dernière partie nous avons le droit au point de vue d’In Hye. Elle paraît semblable à M. Cheong. Elle paraît normale et cherche à avoir une vie normale. Elle n’attend pas grand-chose de la vie à vrai dire. Cette dernière partie est sombre, triste, troublante. Petit à petit ce personnage nous laisse découvrir une à une des facettes qu’elle cache, contrôle et dénie. Nous la voyons désemparée face à l’état de sa soeur. Nous la voyons douter, qu’est-ce qui est réel qu’est-ce qui ne l’est pas. Doit-elle croire sa soeur ou la réalité, ce que les gens pensent, ce que les docteurs lui disent… Que faire quand sa propre notion de réalité vacille et s’estompe et qu’elle aussi commence à faire des rêves…

Les dernières pages de ce livre sont les plus déstabilisantes, c’est pourquoi il faut s’accrocher jusqu’au bout. In Hye et Yeong Hye sont soeurs. Toutes deux font des rêves qui visiblement les marques profondément. L’impact de ces rêves sur Yeong Hye est dramatique d’un point de vue extérieur. Qu’est-ce qui les différencie au final ? Peut être le fait qu’In Hye est mère, pour son enfant elle s’accroche à la réalité, à son sens des responsabilités. Peut être que ce n’est que le début de la fin d’In Hye aussi. Etais-ce un rêve ou étais-ce autre chose ? Nous ne savons pas. Et c’est là toute la subtilité du livre.

Est-ce que ce livre n’est que l’histoire d’une femme qui décide de devenir végétarienne car elle a la sensation d’avoir mangé trop de viandes, qu’elle a la sensation que toutes ces vies se sont logées dans son corps et forment une tumeur qui la ronge. Une femme qui a la sensation que personne ne peut l’aider, la sauver, la faire respirer et surtout la comprendre et la laisser libre d’agir comme elle le souhaite. Est-ce que ce livre n’est que l’histoire d’une femme qui devient folle et qui s’imagine devenir un arbre et qu’on empêche de réaliser son souhait ? A vous de décider !

Bonne lecture !

 

 

 

 

Myeongdong catholique cathédrale

Ligne 2 ou 3 – Station Euljiro 3-ga – Sortie 12
Ligne 4 – Station Myeongdong

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La cathédrale de Séoul fut édifiée de 1892 à 1898 et consacrée en mai 1898. Le père français Eugène Jean Coste dessina les plans de cette belle construction néogothique en briques rouges et grises de 68m de long, sur 29m de large et 23m de haut (46m avec le clocher).

On fit appel à des ouvriers chinois, qui avaient fait des constructions similaires pour réaliser les travaux. Vous pourrez admirer les représentations des saints de l’église de Corée dont 10 français des missions étrangères de Paris, martyrisés près de Séoul lors des vagues de persécution des martyrs.

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Autour de la cathédrale, vous trouverez les bâtiments d’époque de l’archevêché et couvent des Soeurs de St Paul de Chartres. Vous pouvez y entrer pour visiter leur petit musée (ouvert tous les jours sauf le mardi de 10h-11h30 et 13h30-16h30). C’est l’occasion de découvrir l’ancienne chapelle du couvent, élevée en 1930 et qui héberge aujourd’hui le musée. L’Eglise de Corée, particulièrement le complexe de la cathédrale, joua un rôle non négligeable dans la bataille pour la démocratie, lors du gouvernement militaire qui dirigea le pays après la guerre de Corée.

Aujourd’hui encore se tiennent régulièrement des manifestations sur le parvis de la cathédrale.

Personnellement, je n’ai pas tellement aimé cette cathédrale. Comparé aux églises en France elle n’est pas aussi jolie et je ne parle même pas des cathédrales françaises. Elle était un peu petite et n’avait pas vraiment d’âme… Je ne sais pas comment l’expliquer mais dans tous les cas cela ne m’a pas plu. Ce n’est pas quelque chose que je vous recommande particulièrement, si vous n’avez pas beaucoup de temps allez visiter d’autres choses. Si vous visitez Myeongdong, vous pouvez aller la voir rapidement sinon laissez tomber. 🙂

Bon voyage à toutes et à tous !