Vue d’un SDF

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Tous les  jours je le vois passer, là, juste sous mon nez, ce manteau jaune moutarde qui parait me narguer. Couleur vive égayant mes journées, je me retrouve à le guetter.

Il m’est apparu par un de ces matins ou j’étais assis dans cette allée de garage qu’une société laisse ouverte, personne n’est jamais venu m’en chasser. Je peux m’y reposer en paix après avoir souvent passé de mauvaises nuit au froid à guetter que personne ne vienne me dérober mes maigres effets. J’élève mon visage vers les premiers rayons du soleil et je me prends à rêver. Que me reste-t-il si ce n’est mes rêves, cela vous ne pouvez m’en priver. Je sens une paix m’envahir et sans que je m’en rende compte ces lèvres gercées par la bise glaciale sourient, apaisées.

Je me faisais l’effet d’un vieil arbre rabougri avec ma peau ridée, rêche et ma barbe grisonnante. Et un jour j’ai suivi des yeux ce point jaune moutarde qui s’approchais pas à pas vers mon allée de garage. Et j’ai senti comme un bourgeon renaître au bout de mes branches nues.

Si je l’ai vu une première fois par un de ces matins où les rayons du matin apaisent mon âme usée, elle était à ce moment entourée d’un groupe de gens, ainsi je n’y ai pas vraiment prêté attention. C’est à son second passage quelques jours plus tard que le point jaune moutarde m’a touché.

Elle marchait à petit pas pressés, en jetant des regards méfiants en tous sens comme pour s’assurer qu’on ne la suivait pas. Je pouvais presque lire sur son visage sa légère tension, comme si tout son être hurlait « je suis nouvelle ici et les rumeurs que j’ai entendu sur cette ville n’ont fait que me rendre plus méfiante encore ! ». Perplexe je voyais approcher ce petit chaperon jaune me demandant où donc était le loup qu’elle craignait tant.

Et puis elle est arrivée à mon niveau et je l’ai vu. Je ne dis pas simplement que je l’ai vue comme le fait de regarder basiquement. Non, elle m’a aperçu de loin elle aussi et elle m’a regardé, elle ne m’a pas ignoré comme la plupart des gens le font, gênés, elle ne m’a pas fixé d’un œil vide ou méprisant, ou dégoulinant d’une sollicitude hypocrite. J’ai ressenti sa peine pour moi, j’ai ressenti sa gêne, j’ai été touchée par ce petit sourire en coin qu’elle m’a offert comme si elle espérait pouvoir redonner de l’espoir à ce vieil SDF par la seule force de ce petit sourir d’excuse.

Elle est passée aussi vite qu’elle était arrivée, pourtant je me suis levé et j’ai fixé ce petit manteau jaune avancer à pas pressés et je me suis bêtement demandé « où vas-tu manteau jaune ? Qui vas-tu voir ? Lui offriras-tu à lui aussi ce petit sourire qui m’a tant bouleversé ? ». Je me suis levé car je ne pouvais rester là pour la nuit, d’autres bandes de SDF trainaient souvent par ici, la nuit il valait mieux s’en méfier…

Deux jours après, alors qu’il pleuvait des torrents d’eaux, je m’étais posté à un coin de rue un peu plus haut que l’allée de garage qui était alors inondée. Tremblant de froid je tendais misérablement un petit gobelet en plastique en priant pour pouvoir me payer quelque chose de chaud. Je l’ai vu qui arrivait en sautillant entre les flaques, le petit chaperon jaune. Elle m’a tout de suite reconnu et elle a fixé ce gobelet que je tenais dans la main. Gêné j’aurais presque voulu le cacher derrière mon dos mais je me suis contenté de lui rendre son regard perplexe. « Pourquoi mendies-tu aujourd’hui mais hier non ? Que s’est-il passé vieil SDF ? ». Je sentais ses interrogations me brûler le dos alors quelle me dépassait. Mais je pouvais sentir par-dessus ses interrogations son inquiétude, comme quelqu’un qui s’apprêterais à vous demander quelque chose et se rétracte au dernier moment.

Uma Nota

Ma soeur aînée m’a lancé un défi il y a deux semaines : trouver un restaurant où l’emmener bruncher ! Il faut savoir que ma soeur est du style difficile à satisfaire. Vivant à Bordeaux elle a un certain standing et des attentes élevées concernant les restaurants et notamment les brunch…

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Dans ma tête je me suis dit : « comment trouver un restaurant qui lui convienne ?! ». J’ai donc commencé mon enquête sur les réseaux et autour de moi. Car si Paris propose de nombreux restaurants, en réalité trouver « la perle rare » n’est pas une mince affaire ! Heureusement, cette semaine là, une amie venait de tester un restaurant qu’elle m’a immédiatement recommandé : Uma Nota.

Uma Nota est un restaurant brésilien, associant le savoir-faire japonais et le style street-food. J’aime ce type de cuisine style fusion, à mi-chemin entre le restaurant asiatique et le restaurant brésilien, avec des plats simples et en même temps élaborés.

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J’ai trouvé la cuisine délicieuse, les produits étaient frais et les recettes bien pensées. J’ai adoré le tiradito de praia, un carpaccio de poisson blanc au lait de coco accompagné de jus d’orange, coriandre et menthe. J’ai préféré cela aux coxinhas de franco (même si celles-ci étaient bonnes aussi) des dumplings (ou croquettes) brésiliens frits. Ils sont composés de poulet & d’okra accompagnés d’une sauce chili faite maison (la sauce était excellente). Je n’ai malheureusement pas pu goûter les dadinhos de tapioca, des dés frits de tapioca et fromage avec de la sauce aigre douce, car je suis intolérante au lactose et la serveuse m’a dit qu’il y en avait dans ce plat …

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coxinhas de franco et tiradito de praia

Nous avions choisi le brunch à partager à deux pour environ 30 € chacune, j’ai donc ensuite goûté le Robalo assado em folha de bananier, ou le bar de ligne cuit dans une feuille de banane, accompagné d’un farofa de manioc et de la banane frite et c’était excellent ! Le poisson était très bien cuit, la sauce excellente : c’était subtil, simple et léger. La combinaison parfaite pour moi !

Pour les boissons j’ai voulu tester le soda au gingembre frais pour 5 €. Mauvaise idée, ce n’était pas une boisson avec une pointe de gingembre et d’autres éléments pour contrebalancer le goût très fort du gingembre. Les boissons au gingembre peuvent être excellentes si elles sont bien dosées. Là, honnêtement c’était infâme…

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tiradito de praia

On a terminé le repas avec une mousse au chocolat et une salade de fruits frais (mangue et kiwi). Là encore mon intolérance au lactose m’a porté préjudice. Je n’ai pas pu manger la mousse au chocolat.

Le restaurant a beaucoup de charmes, il se situe dans un ancien grand magasin du XIXème siècle de la rue Réaumur.   J’ai aimé les notes de couleurs, les peintures aux murs, l’ambiance générale. Il  y avait notamment une musique de fond (pas trop forte) qui donnait un petit style club de salsa de Rio de Janeiro.

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Robalo assado em folha de bananier

La serveuse est venue nous voir quelques fois sans pour autant nous embêter trop, pour s’assurer que tout allait bien. Le service était rapide et il n’y a pas eu d’erreur de commande. J’ai bien vu qu’elle a un peu paniqué quand je lui ai dit que j’étais intolérante au lactose. D’ailleurs, cela m’a surpris le nombre de plats que je n’ai pas pu consommer à cause de cela (le bar était mon seul choix possible sur les 3 plats proposés dans la formule brunch par exemple).

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Je recommande cette adresse, la cuisine est bonne, le personnel sympathique, les prix acceptables (pour Paris) et l’ambiance très bien pensée.

Infos pratiques :

Site internet : https://www.uma-nota.com/paris 
Adresse : 86 Rue Réaumur, 75002 Paris
Jours d’ouvertures : tous les jours
Horaires : de 11h45 à 14h15 et de 18h30 à 02h sauf le lundi (18h30 – 00h), mardi (18h30 – 01h) et mercredi (18h30 – 01h)
Téléphone : 01 42 33 07 71
Métro : Réaumur Sébastopol – Ligne 3 et 4

 

Ilang

J’ai dîné cette semaine au Ilang et je suis ressortis de ce restaurant très très frustrée. La nourriture était délicieuse mais le personnel impossible…

La décoration est très bien pensée, du bois, des couleurs pâles, un panneau avec l’alphabet coréen, … Le personnel ne parle pas français, mais cela n’a jamais été un problème pour moi, c’était cependant clairement un problème pour eux. Nous avons demandé 4 fois à passer commande et on nous a à chaque fois indiqué que c’était le manager qui prenait les commandes. Manager qui a ignoré nos grands signes pendant 30 minutes. Il indiquait de la tête « oui oui j’arrive » et nous passait devant et prenait les commandes de personnes arrivées après nous…

Après 30 minutes nous avons pu passer commande… En entrée, nous avons pris des Konmandu (raviolis au poulet et légumes frits) et du Kimchi avec du samgyeopsal (viande de porc grillée au barbecue). Nous avons reçu nos entrées rapidement peut être 15 à 20 minutes après la commande, que nous avons dévoré car nous avions très faim et nous avons à nouveau du faire de nombreux signes avant qu’on vienne récupérer nos assiettes.

Les entrées étaient D-E-L-I-C-I-E-U-S-E-S ! J’ai rarement mangé des plats coréens aussi bons. Cela m’a rappelé le Kintaro Lamen en termes de décoration et de qualité de nourriture.

Malheureusement, la longue attente ne faisait que commencer. Toutes les tables autour de nous étaient servies même s’ils étaient arrivés 30 voire 40 minutes après nous… Les étages au-dessus étaient vides donc, non le restaurant n’était pas débordé. J’ai vu des plats que nous avions commandé être servis à des tables voisines qui étaient arrivées après nous, donc ils ne leur manquaient pas d’ingrédients, ou l’un des plats n’était pas extrêmement long à préparer…

Nous avons fait des signes, nous avons demandé, les serveurs souriaient et hochaient la tête et le manager nous ignorait à nouveau. Nous avons demandé 4 fois une nouvelle carafe d’eau et nous avons fini par aller la chercher nous-même sur un comptoir car le manager faisait exprès de dire « oui oui » et nous passait à côté sans nous la donner…

C’est simple une amie qui devait nous rejoindre à 21h après notre repas (nous étions arrivées à 19h30) est arrivée et nous attendions toujours nos plats. Elle a commandé un bibimbap à 21h15 après avoir quasiment attrapé un serveur par le bras pour qu’il prenne sa commande et 10 minutes après elle avait son plat… Nous avons vraiment commencé à nous énerver… Nous avons eu nos plats vers 21h40… J’avais commandé une soupe de bouillon de bœuf avec des nouilles et des légumes. Je n’avais pas une seule nouille dans mon plat mais j’étais tellement dépitée que je n’ai rien dit. Mais amies avaient commandé du poulet qu’elles ont trouvé bon.

Les plats étaient encore une fois très bon. C’est sans doute le meilleur coréen où j’ai mangé à Paris. Mais la façon dont on nous a spécifiquement ignoré toute la soirée et le fait que je suis arrivée dans ce restaurant à 19h30 pour être servis à 21h40… Je suis désolée mais c’est juste honteux !

Les prix étaient très raisonnables même si je ne le classerais pas dans le type pas cher. J’ai payé ma soupe environ 16 € et les konmandous environ 8 € ou 9 €.

Je ne vous recommande pas ce restaurant car ils ont clairement un problème de management, organisation, service client, … Toutefois, si vous êtes prêt à prendre le risque, la nourriture vaut vraiment le coup ! Dès le début soyez extrêmement désagréables si vous ne voulez pas être ignoré tout du long. On aurait probablement pas du être aussi gentilles, faire un scandale et hurler dans tout les restaurant. Je vous avoue que même payer pour ce plat, certes très bon, mais servi beaucoup, beaucoup trop tard, cela m’a fait très mal… J’avais envie de lui jeter sa machine pour carte de crédit à la figure et de lui hurler dessus… Vous le sentez sans doute je suis encore énervée…

Information pratique :

2 rue Daunou, 75002 Paris
Fermé le dimanche
Ouvert les autres jours de 12h à 14h45 – 19h à 22h30
01.42.61.48.38
https://www.facebook.com/ilangparis/

Siseng

Cela faisait un moment que je voulais tester ce restaurant. J’avais une amie qui m’en avait parlé et j’avais ensuite été baver sur leurs photos Instagram (@siseng). J’aime bien mener mon enquête avant de tester un restaurant (je n’ai pas budget illimité) donc je vais lire les commentaires (notamment Google) et j’aime aller voir quelques photos des plats pour me faire une idée.

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Spring Rolls

Le Siseng est bien situé car il se trouve le long du canal Saint Martin. Donc avant ou après c’est l’occasion de se balader le long du canal. Il y avait l’air d’y avoir plein de restaurants sympas dans le coin, j’avoue que je n’y vais pas souvent.

La décoration était très sympa, avec du bois et un style simple. Le personnel était accueillant, ils nous ont bien expliqué les différents plats et nous ont servi très vite. J’ai apprécié le fait que la carte soit simple et courte. On espère ainsi qu’ils ne réchauffent pas juste des plats tout fait…

Il y a 2 bao burgers (10 €) le bao burger kai (poulet) et le bao burger 5 épices (boeuf). J’ai testé le kai et mon amie a testé le 5 épices. Elle n’a pas forcément aimé la viande je pense que la space ne lui a pas plu. De mon côté je n’ai pas non plus beaucoup aimé mon poulet. Mais je pense juste que je n’arrive plus a manger de poulet depuis que j’ai eu la grippe et que je vomissais mes bouillons de poulet tous les jours…

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Bao burger Kai & Frites de patates douces

Il y a plusieurs type d’accompagnement (4 – 8 €) :

  • Tempura de légumes
  • Salade de poulet
  • Frites de patates douces
  • Croquettes de boeuf
  • Croquettes de crevettes

Nous avons pris des frites de patates douces et honnêtement nous aurions pu prendre une seule portion pour deux car les burgers sont assez conséquents. Les frites étaient très bonnes !

Nous avons aussi pris des spring rolls (7 €). Il en existe 3 types : poulet mariné au saté, boulette de poulet et poitrine de porc mariné. Nous avons choisis de tester les poulets marinés au saté. C’était excellent !

Je sais qu’il existe aussi des bo buns et j’ai vu des gens en commander et cela avait l’air délicieux. Je pense qu’il faudra que j’en teste un la prochaine fois que j’irais à Siseng ! Ils coûtaient 12 €. Il existe aussi une formule du midi à 15 € mais je crois que cela n’est valable qu’en semaine.

En résumé, c’était bon, même si je n’ai pas adoré le bao burger kai, j’ai aimé le reste. Le personnel était très gentil. Le restaurant est un peu petit donc vous pouvez vous retrouver sur un tabouret le long du mur et je ne pense pas qu’il est recommandé de s’éterniser à papoter car ils ont besoin de libérer les tables. La décoration était agréable et le restaurant est bien situé car vous pouvez après faire une petit marche digestive le long du canal saint martin.

Informations pratiques :

82 quai de Jemmapes75010 Paris
09.51.55.15.77
Fermé le lundi
Ouvert tous les autres jours de 12h-15h30 et de 19h-23h
 

Bibimbap

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Un petit restaurant coréen près de la gare d’Austerlitz avec une décoration simple : pierre apparente, table en bois, quelques cadres aux murs. Je pense qu’il y avait une salle au sous-sol.

La carte est aussi simple avec peu de choix. Ce n’est pas forcément une critique car on espère que tout est préparé maison étant donné qu’il y a moins de choix.

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En entrée il y avait : du japchae, des raviolis grillés au poulet, des aiguillettes de poulet frits avec une sauce douce faite maison et une salade de poire aux crevettes avec une sauce douce à la moutarde.

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En plat principal il y avait moins de choix : du bibimbap (végétarien, avec un oeuf, du porc mariné avec une sauce pimentée, avec des aiguillettes de poulet frits, du poulpe en marinade pimenté, des lamelles d’entrecôtes de boeuf. Ou bien du ssambap : bulgogi (viande de boeuf grillée), jeyuk (échine de porc en marinade de piment). Le ssambap est accompagné de salade, un bol de bap (riz), de naeng-guk (soupe froide) et de banchans (accompagnement).

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J’ai testé les raviolis qui étaient très bons. Pour 8 raviolis il fallait payer 9,90€ donc c’est raisonnable. J’ai ensuite mangé un jeyuk ssambap qui m’a coûté 18,90€. C’était très bon ! J’ai demandé à ce que mon plat ne soit pas trop épicé car malheureusement je ne peux plus mangé épicé et on m’a servi un jeyuk ssambap pas du tout épicé.

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Le service était rapide, il n’y a eu aucune erreur dans la commande et le serveur était efficace. Je ne peux pas dire qu’il était souriant ou qu’il respirait la joie de vivre mais je peux comprendre que peut-être il était fatigué ou qu’il passait une mauvaise journée, l’important c’est qu’il faisait bien son travail, je n’en demande pas plus. Il n’était pas désagréable c’est déjà ça.

Mon verdict, je ne sais pas si je recommande ce restaurant. C’était bon, le prix était raisonnable toutefois le peu de choix est un frein pour moi. Il y a énormément d’autres plats que j’aime manger dans des restaurants coréens et que je ne peux pas trouver ici. Donc si vous voulez juste manger du bibimbap ou du porc ou du boeuf mariné c’est parfait. Sinon, allez ailleurs.

Un des gros avantages de ce restaurant qui me fera revenir car je n’avais plus faim pour le tester : ils font des hot duck (galette de blé fourrée au sucre roux ). C’est un dessert que je mangeais souvent en Corée.

Informations pratiques

Site internet : http://www.bibimbap.fr
32 Boulevard de l’Hôpital, 75005 Paris
Ouvert tous les jours de 12h à 14h30 et de 19h30 à 22h30
01.43.31.27.42

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Moi dans ma quête des meilleurs restaurants à Paris

Live

Titre original : Raibeu / 라이브
Pays : Corée du Sud
Épisodes : 18
Diffusion : du 10/04/2018 au 06/05/2018
Réalisateurs : Kim Kyu-Tae
Genres : Police
Acteurs : Jung Yu Mi / Lee Kwan Soo / Bae Seong Wu / Bae Jong Ok / Baek Seung Do

Synopsis :

Live raconte l’histoire de plusieurs officiers de police qui essaient de défendre les valeurs de la vie quotidienne et de maintenir la justice.

Après des études universitaires, Han Jeong Oh qui vit avec sa mère a du mal à trouver un emploi. Elle décide alors de passer un examen pour devenir fonctionnaire. Jeong Oh étudie pendant 2 ans et devient finalement policière. Elle intègre la patrouille de Hongil où elle fait la rencontre de son collègue Yeom Sang Su. Dans son travail, Jeong Oh luttera principalement contre le chauvinisme masculin.

Yeom Sang Su est déterminé à vivre dans la société en devenant un fonctionnaire et en travaillant durement. Cependant, il devient une icône du malheur avec chaque cas qu’il gère et entre en conflit avec son supérieur.

(Source Nautiljon : https://www.nautiljon.com/dramas/live.html )

Mon avis :

J’ai beaucoup aimé ce drama. Je suis un peu fatiguée des comédies romantiques un peu fleur bleue que l’on retrouve souvent dans les séries coréennes. Cette série était rafraîchissante. J’ai aimé que l’on nous montre la réalité de la police coréenne. Pourquoi les personnages principaux décident de travailler dans la police par exemple, car ils ne trouvaient pas de travail et qu’en devenant policier ils auraient un travail à vie. C’était honnête comme approche.

Ils montraient les difficultés de ce travail auxquelles je n’avais jamais vraiment réfléchis. Toutefois, j’ai bien conscience qu’être policier en Corée et être policier en France c’est deux choses bien différentes.

Les acteurs étaient excellents et pas seulement les personnages principaux. On s’attache très vite à tous les personnages et j’ai aimé qu’ils soient tous très différents. Le scénario est très bien écrit. Je ne me suis pas ennuyée une seconde et le fil de l’histoire était cohérent. A chaque épisode on s’immerse un peu plus dans cet univers.

Kim Kyu Tae est un réalisateur que j’apprécie beaucoup. Il a réalisé de nombreux dramas que j’ai adoré : Moon lovers Scarlet heart Ryeo, It’s ok this is love, That winter the wind blows, A love to kill, etc. Je ne vous mets pas tout mais vous avez compris l’idée (enfin si vous connaissez ces dramas).

Je tenais à dire un petit mot sur la scénariste Noh Hee Kyung, car j’ai trouvé le scénario bien ficelé dans Live et quand j’ai vu les dramas qu’elle avait écrit par le passé j’ai vite compris qu’elle avait beaucoup de talent. Je trouve qu’elle arrive bien à décrire des choses simples, des gens ordinaires en leur donnant une profondeur et de façon très réaliste. Pour vous donner une idée de ses dramas passés voilà quelques noms : It’s ok this is love, That winter the wind blows, Padam Padam, etc. Elle a également écrit plusieurs essais qui ont l’air très intéressant. Elle semble fourmiller d’idées et j’adore cela.

En résumé, je vous recommande ce drama. Il y a un peu de tous les genres, même du romantique (mais pas fleur bleue) et l’histoire est très intéressante.

Trailer : 

Sense8

Nationalité : Américaine
Réalisateurs : Lana Wachowski / Lilly Wachowski
Genres : Drame / Fantastique / Science-Fiction
Acteurs : Miguel Angel Silvestre, Jamie Clayton, Tuppence Middleton, Freema Agyeman, Tina Desai, Brian J. Smith, Max Riemelt, Toby Onwumere

Synopsis :

« Huit individus éparpillés aux quatre coins du monde sont connectés par une soudaine et violente vision. Désormais liés, ils se retrouvent capables du jour au lendemain de se voir, de se sentir, de s’entendre et de se parler comme s’ils étaient au même endroit, et ainsi accéder aux plus sombres secrets des uns et des autres. Les huit doivent dès lors s’adapter à ce nouveau don, mais aussi comprendre le pourquoi du comment. Fuyant une organisation qui veut les capturer, les tuer ou faire d’eux des cobayes, ils cherchent quelles conséquences ce bouleversement pourrait avoir sur l’humanité. »

(Source Allociné : http://www.allocine.fr/series/ficheserie_gen_cserie=11498.html)

Mon avis :

J’ai adoré cette série, mais cela n’a pas été facile. Dans mes souvenirs j’avais commencé à voir le premier épisode l’année dernière et je n’avais pas du tout accroché. Et puis récemment je suis tombée sur des critiques de cette série. Les avis étaient très partagés, tranchés, soit on accrochait, soit on détestait. Cela a piqué mon intérêt. Il y avait beaucoup de critiques positives et je me suis dit pourquoi ne pas redonner sa chance à cette série.

J’ai donc recommencé du début et cette fois-ci, allez savoir pourquoi, j’ai tout de suite accrochée. Dès les deux premiers épisodes je n’arrivais plus à décrocher. J’ai vu 3 épisodes en 1 soirée… L’histoire est assez alambiquée donc accrochez-vous au début et essayez de laisser couler les informations. Ne cherchez pas désespérément à tout comprendre d’un coup. Cela viendra petit à petit. Ne cherchez pas des raisonnements logiques à tout cela, je rappelle que c’est une série fantastique.

Wachowski est un nom connu désormais, mais personnellement je n’ai jamais été une grande fan de leurs oeuvres précédentes : V pour vendetta, Jupiter le destin de l’univers, Cloud Atlas, etc. Personnellement, je n’ai aimé aucun de ces films… Toutefois, je reconnais qu’ils avaient leur côté original.

Cette série n’a eu droit qu’à 2 saisons, comme je le disais au début elle a vraiment causé beaucoup de débat. Je me dis toutefois que ce n’est pas une mauvaise chose. Les séries américaines avec 10 saisons m’ennuient personnellement. J’aimes les séries coréennes avec 1 seule saison, on étire pas le scénario jusqu’à ne plus avoir que 3, 4 épisodes intéressants et le reste est juste là pour remplir. J’aurais toutefois préférée peut-être 3 saisons plutôt que 2, car j’avoue que la fin est un peu expéditive. Mais bon, on se contente de 2 saisons, je suis déjà heureuse qu’il y ait une fin j’ai déjà vu des séries arrêtées au milieu de l’histoire…

J’ai beaucoup aimé l’histoire, tous ces personnages, qui se connectent et partagent une relation si forte. On dit toujours qu’on naît et qu’on meurt seul et que donc par définition on vit seul, ici cette notion ne s’applique plus. Mais voudrait-on vraiment tout partager avec d’autres personnes. Je suis quelqu’un d’assez introvertie et je suis heureuse de garder mes émotions pour moi-même. Vivre seule cela me convient (jusqu’à un certain point). Cela me paraîtrait étrange voir gênant de partager chacune de mes pensées, compétences, émotions, sens, avec des étrangers. Toutefois, je comprends l’attrait que cela peut susciter.

Les acteurs étaient excellents, c’est sans doute la raison principale qui m’a fait aimer cette série. Je me suis attachée à chacun d’entre eux et j’étais vraiment triste à la fin du dernier épisode. Chacun à son univers, son histoire, sa culture et c’est très intéressant. Une minute on est au Etats-Unis, la minute suivante en Corée, et la suivante en Afrique. Certaines critiques ont jugé la série trop naïve, trop simpliste, mais moi j’ai trouvé cela rafraîchissant et original.

Je vous recommande cette série. Essayez de voir au moins les 3 premiers épisodes de la saison 1 avant de décider de continuer ou non.

Bande Annonce :

GALICE #11 : 10e jour – Pozas et Fortaleza de Monterreal

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Pozas – Carballosa

Bien que le panneau indique Pozas de Carballosa, c’est en allant au Pozas de Mougas que nous sommes arrivés dans ce lieu paradisiaque.

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Nous avions quitté Vigo ce matin-là. Après des adieux déchirants avec les propriétaires de notre Airbnb, nous nous sommes lentement dirigés vers le Sud pour retourner à Porto. Ma mère s’était beaucoup attachée à la propriétaire du Airbnb, à laquelle elle s’identifiait car comme elle, ses enfants vivaient loin d’elle et lui manquaient. Oui, je ne vis pas à 10 km de chez mes parents mais je suis à 2h en train, concrètement ce n’est pas loin mais pour une mère mexicaine c’est la fin du monde… Les deux sont donc devenues proches en 2 jours. C’est assez fort que l’on puisse nouer des liens via l’utilisation d’Airbnb. Ce n’est pas seulement une application, je vois plus cela comme un grand réseau de voyageurs maintenant.

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Nous avons un peu longé la côte en voiture, respirant le vent marin à travers nos vitres baissées, profitant une dernière fois des paysages magnifiques de cette côte sauvage. Nous garderons ces derniers instants de roadtrip à travers la Galice gravés dans nos coeurs. Puis nous avons tourné à gauche dans une petite route sinueuse. Plus nous nous approchions de notre destination plus les virages et les montées s’accentuaient…

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Nous avons fini par nous garer sur une petite place de village. Nous ne pouvions plus continuer en voiture, la route était trop étroite et nous n’étions pas sûr de pouvoir faire demi-tour une fois arrivés à destination. La voiture était une location et nous ne voulions pas l’abimer l’avant-dernier jour de notre départ. Nous avons donc commencé à marcher dans les toutes petites rues de ce village perdu dans les collines. On se serait cru dans un village coupé du monde, de la réalité. Nous avons vu un groupe de jeunes rentrer chez eux à dos de poneys et attacher le poney dans le garage avant de rentrer dans leur maison comme si de rien n’était. Comme nous nous baladons à vélo ou à scooter eux se baladaient à poney. Nous avons croisé une petite voiture d’un autre âge qui roulait à vive allure dans cette route étroite. L’homme au volant s’est garé d’un geste expert dans une place microscopique. Je n’aurais pas cru possible de faire une telle manoeuvre, avec une telle fluidité dans un espace aussi restreint.

Nous arrivons au bout du village, un chemin en pierre s’enfonce dans la forêt. Nous suivons le chemin sous un soleil brûlant. J’hésite à me passer la tête sous la vieille fontaine que nous croisons à notre droite. Mais le GPS de mon téléphone m’indique que nous sommes presque arrivés à destination. Je suis sans cesse surprise de l’efficacité de mes applications GPS quand je voyage. Je ne sais vraiment pas comment faisaient mes parents quand ils voyageaient seulement avec des cartes. J’aurais été incapable de trouver ce village et ce sentier sans mon GPS. Peut-être planifiait-ils moins leur itinéraire et ce laissaient-ils plus surprendre. Peut-être auraient-ils aussi trouvé ce village après s’être perdu.

Il faut un peu grimper, mais nous sommes protégés par l’ombre des arbres maintenant. La fraîcheur nous redonne un peu d’entrain. Ma soeur marche devant moi, même pendant les randonnées l’ordre reste respecté. L’aînée devant, la cadette derrière, papa dans mes pas et maman qui traîne la patte derrière nous. L’ordre dans lequel nous marchons n’est qu’un détail et pourtant je pense qu’il veut dire beaucoup, sans jeu de mot.

Nous arrivons enfin à la pozas. C’est superbe, mais sur le moment je n’ai qu’une pensée : « je vais enfin pouvoir me rafraîchir un peu ». Nous nous baignons toutes, sauf mon père. L’eau est glacée et tout cela me rappelle les baignades dans les cours d’eau des montagnes en Corse. Nous voyons des poissons nager près de nous. La fatigue s’estompe petit à petit et se dilue dans l’eau glacée. Ma mère reste barboter plus longtemps que nous. Elle a toujours aimé l’eau et après la petite marche au soleil je pense qu’elle veut profiter de cette fraîcheur un maximum avant de retourner dans la fournaise.

Toutes les bonnes choses ont une fin. Nous quittons la pozas à regret. Cet instant devient un souvenir dont nous reparlerons. Nous nous souviendrons du chant des insectes, de l’eau translucide, des arbres autour de nous qui semblaient nous protéger et nous cacher du monde, de toutes ces choses que nous portons tous sur nos épaules sans pouvoir jamais les décharger, qui s’accumulent et s’accumulent. Nous sommes repartis affronter la vie qui continuait son cours sans nous. A la recherche de notre prochaine cachette où nous pourrons oublier le poids du temps.

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Nous reprenons la route. Heureux et fatigués. Nous nous arrêtons dans une ville pour boire un coup. Nous ne parlons pas beaucoup. Il n’y a rien a dire, nous nous contentons de profiter de cet avant-dernier jour en famille.

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Avant de nous rendre à la pozas nous avons fait un premier arrêt à la fortaleza de monterreal  à Baiona. Nous avons longé la muraille d’où vous pouvez profiter d’une superbe vue, d’abord sur le port puis sur la côte. Il y a également un sentier qui longe la côte.

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Dans mes souvenirs l’entrée pour longer les remparts n’était pas payante. Je vous le recommande car cela ne prend pas très longtemps, et la vue est magique.

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Nous avons mangé au bord de la plage, sous les arbres,  nos sandwichs tout simples.

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Je me suis souvent arrêtée prendre des photos, et j’ai vite fini à la traîne.

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Le chemin côtier avait l’air vraiment sympa à faire, malheureusement nous n’avions pas assez de temps.

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Pour finir voici la dernière ville à laquelle nous avons fait étape. Je ne me souviens plus de son nom et je ne voudrais pas vous donner la mauvaise information en devinant sur maps si c’était telle où telle ville.

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Je me souviens de ses petites ruelles, vides, car c’était l’heure où les gens évitent la chaleur.

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Je me souviens que j’avais mal aux pieds d’avoir marché toute la journée, que j’avais chaud et soif. Mais que malgré tout cela j’étais juste heureuse de marcher dans ces ruelles avec ma famille.

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Voyager seule a ses avantages mais voyager en famille c’est une autre expérience. Ce sont des souvenirs que je construis avec eux. Lorsque je voyage seule je suis la seule à me rappeler, j’aurais beau leur raconter en détails ce n’est pas la même chose que de le vivre ensemble.

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Notre voyage en Galice a été magique. Les paysages étaient superbes, les gens adorables, la nourriture excellente et le temps toujours au beau fixe (nous avons dû avoir 2 jours de gris et de pluie). Nous avons pu balader dans la nature et visiter des villes. Nous baigner dans la mer et dans des rivières.

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Si vous hésitez encore concernant votre prochaine destination pour cet été, pourquoi ne pas vous renseigner un peu sur la Galice. C’est un choix que vous ne regretterez pas.